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Pour cette dernière étape (qui devait être l'avant-dernière au départ) de mon cheminement sur le chemin de Stevenson, j'ai quitté mes hôtes de Saint-Germain et leurs cabanes dans les arbres après une nuit bien reposante et un petit-déjeuner délicieux.

A la sortie du village, je parcours un sentier qui suit une départementale. Je profite de l'ombre des arbres avec le bruit de quelques rares voitures. Au bout de quelques heures, je traverse le village pittoresque de Saint-Etienne-Vallée-Française (Faut croire qu'on aime bien les saint-trucmachin par ici). J'en profite pour faire quelques courses pour pouoir me restaurer et remplir mes gourdes à la fontaine publique.

Peu après la sortie du village, je continue à longer une route, traverser un carrefour peu amène pour les randonneureuses... et rejoindre un sentier, ouf. Celui-ci est une ancienne voie royale, taillée dans le schiste. Cette randonnée minérale ne me laisse pas de marbre (haha). Je me pose le long du sentier et mange mon repas. Puisque la route et les saints semblent être les thématiques du jour, j'ai la surprse de devoir longer une route désagréable pendant plusieurs kilomètres, en plein soleil, jusqu'au col Saint-Pierre. Cette étape commence à être longue.

Puis, vient le moment de la descente vers Saint-Jean-du-Gard, plein sud, au milieu d'une végétation méditéranéenne. La nature change en peu de temps, les oliviers se font nombreux tandis que j'entends le chant des cigales. Il fait chaud, mais ces sensations me donnent l'impression d'avoir parcouru une distance énorme depuis ce matin.

Je finis les pieds en compote, retrouve une route (arg) qui me mène à Saint-Jean-du-Gard. Le lendemain, j'en profite pour jeter mes chaussures qui m'auront accompagnées 15 ans et visiter la ville, notamment un musée des Cévennes, La Maison rouge. Celle-ci me permettra de porter un autre regard sur les endroits que j'ai traversés.

Voilà donc ce qui conclut cette première randonnée en solitaire. Je suis fière de moi, contente d'avoir fini et des rencontres faites. J'ai un petit pincement au coeur de partir, mais ce qui est sûr c'est que je randonnerai à nouveau et que je reviendrai dans les Cévennes.